La généalogie désigne à la fois le dénombrement des ancêtres d’une personne et la discipline historique qui étudie les liens de parenté entre les individus — du point de vue étymologique, elle vient du grec γενεά (genea, « génération/famille ») et λόγος (logos, « discours/science »).
C’est donc littéralement la « science qui étudie les générations », et elle s’inscrit dans une longue continuité culturelle et historique.
Des origines anciennes
Avant l’écriture, les liens familiaux se transmettaient oralement via récits, chants ou poèmes, comme chez les Celtes et Scandinaves. Les textes religieux, comme la Bible, contiennent aussi des listes de générations pour établir la filiation et la légitimité.
Moyen Âge et Renaissance
En Europe médiévale, la généalogie concerne surtout les nobles et rois, justifiant pouvoirs et héritages. La Renaissance marque le début d’une approche plus critique et écrite, avec des archives et registres paroissiaux utilisés pour vérifier les filiations.
Époque moderne et contemporaines
Aux XIXᵉ–XXᵉ siècles, la généalogie se démocratise grâce aux sociétés savantes et à l’état civil. Aujourd’hui, numérique et tests ADN permettent d’explorer l’histoire familiale avec précision, mêlant archives, informatique et génétique.


